lundi 18 juillet 2016







La nuit dernière, j'ai rêvé que j'étais à nouveau au secondaire et qu'à cause d'un congé dû à une tempête dont nous avions bénéficié quelques semaines plus tôt, nous devions débuter une journée de cours à une heure impossible, au petit matin, vers les 4h, pour reprendre le temps perdu.  Mon réveil a sonné à 1h30 et je n'étais plus certaine de l'heure à laquelle je devais me pointer à l'école.  En larmes, j'ai couru en bas pour réveiller mes parents.  J'étais désespérée et je ne voulais plus y aller, je pensais même à laisser tomber mes études.  Mon père essayait de me rassurer.  Je braillais comme une enfant qui ne veut pas manger ce qu'il y a dans son assiette, comme une petite fille qui doit aller au lit.  C'était la fin du monde, la catastrophe sans nom, la tragédie d'une vie.  Dans toute cette commotion, j'avais réussi à réveiller mon frère et sa femme qui, pour une raison obscure, dormaient dans le salon, et ma soeur, qui en descendant a raccroché le téléphone qui n'avait sonné qu'un coup.  J'étais frustrée parce que je me disais que ce devait être mon amie Marie-Claude qui m'appelait pour savoir quand est-ce qu'elle pouvait me rejoindre pour qu'on parte ensemble.  Je chignais à l'idée de la rappeler, et je ne l'ai pas fait.  Le rêve était fini.  J'ai ouvert les yeux en soupirant et en faisant la grimace, certaine d'avoir à me préparer pour vrai.  

Ce qui m'est resté après m'être réveillée c'est à quel point je ne voulais VRAI-MENT PAS aller à l'école.  C'était tellement trop me demander.  Comme une obligation de plus, un devoir à accomplir, un engagement pris à reculons.  

Je suis très mélodramatique, moi, autant dans le réel que dans les songes.




lundi 4 juillet 2016






Je ne veux plus sortir de chez moi.
What's up with that?

Je repousse mes obligations.
What's up with that?

Je choisis le plus facile.
J'opte pour le moins demandant.
Je ne bouge pas.  Pas tant que ça.  Pas assez.
What's up with that?

Je m'isole.
What's up with that?

Je n'ai pas envie de sortir.
Pas envie de rien faire.  Je ne fais rien.  Pas grand-chose.
Je n'amuse même pas mes chats.
What's up with that?

Mon sommeil est merdique.
What's up with that?





samedi 2 juillet 2016







J'ai une voix de flèche qui siffle au vent, qui siffle.   
J'ai une discorde au bout des doigts.  
J'entends l'appât, je le vois grand.  
Je m'y dirige, je ne sens plus rien d'autre 
           que le vent qui fait siffler ma voix.













dimanche 12 juin 2016





Le jeudi 14 avril dernier, j'ai travaillé mes trois dernières heures à la librairie Vaugeois.  J'ai décidé de me concentrer sur les animaux.  Faire les deux était déjà fatigant, et étant donné que l'été est la saison la plus achalandée au Salon Canin (comme dans la plupart des salons de toilettage, en fait), j'ai choisi de garder mes énergies pour cette nouvelle occupation.  Il s'agit de mon premier départ «volontaire» de la librairie, mes autres pauses ayant été causées par la maladie.  Ça fait bizarre...

C'est mon ami Pierre-Luc qui m'a d'abord proposé de le remplacer comme libraire le temps de son trip dans l'Ouest canadien et américain.  Je me suis dit «Pourquoi pas?», j'ai rencontré Marie-Hélène Vaugeois, la co-propriétaire, et après ce qui demeure l'entrevue la moins formelle de toute ma vie, j'ai été engagée.

J'y ai débuté en mai 2007.  Je suis arrivée en même temps que la technologie, c'est-à-dire le système qui traite tout dans la librairie, de l'inventaire à la caisse.  En même temps que le livre Le Secret de Rhonda Byrne, aussi.  Environ un mois avant que je m'inscrive sur Facebook.  La session hiver-printemps à l'université venait de se terminer.  J'avais un bagage plutôt classique, j'étais à la fin de mon baccalauréat en littérature (que je n'ai toujours pas complété) et je n'étais absolument pas à l'affût des nouveautés, des auteurs préférés, des genres de prédilection...  La littérature québécoise contemporaine, la bande dessinée et tout ce qui se faisait en jeunesse m'était tout à fait inconnus, de même que la science-fiction, le fantasy et ce qui se trouve sous l'étiquette «essai»...  Bref, l'univers et le fonctionnement d'une librairie m'étaient étrangers.  J'avais toujours été une fidèle usagère des bibliothèques.  J'irais même jusqu'à dire qu'avant de débarquer chez Vaugeois, je ne saisissais pas vraiment l'utilité ni le besoin ou l'envie de posséder un livre, une histoire qu'on ne lirait probablement qu'une seule fois.  Je partais de loin.  Mais j'étais très ouverte et je tenais à vivre cette expérience.

Mon ami était là les premiers jours et je crois que ça a beaucoup facilité mon insertion dans le domaine et dans cet environnement en particulier.  J'ai vite apprécié - et participé, il me semble? - à la douce ambiance folle qui régnait dans la place.  On m'a présenté mes collègues, le personnel des boutiques d'à côté, (feu) le Paillasson et la Papetruc, l'équipe des éditions du Septentrion, dont les bureaux étaient à l'époque situés à l'étage et avec lesquels j'allais partager mes dîners.  Je me suis tout de suite bien entendu avec tout le monde.  Certains sont même devenus des amis avec le temps.  Avec eux, j'ai vite découvert qu'on pouvait travailler et s'éclater en même temps.  Vraiment s'amuser.  Ça ne m'était jamais arrivé avant.

Je me suis aussi vite dit qu'il y avait des chances que je puisse faire ce métier toute ma vie.  Que je pourrais en avoir envie.  Je ne me disais pas que je le ferais, juste que c'était possible.  Cette pensée-là me réjouissait.  Enfin quelque chose que j'aimais faire, qui me permettait de survivre financièrement et qui ne m'était pas lourd.  Je ne savais pas ce que je voulais faire.  Mais ça, travailler dans une librairie, ça me tentait, et je pouvais le faire.

Je n'ai jamais été très bonne vendeuse.  Je réussissais davantage à démontrer mon enthousiasme pour un ouvrage à l'écrit plutôt qu'à l'oral.  Si on me demandait quelque chose de bon à lire, mon esprit se vidait plus souvent qu'autrement.  J'avais un blanc.  Je ne savais plus ce que j'avais aimé.  J'ai eu beau observer Marie-Hélène et les autres suggérer des livres, raconter et expliquer en quoi ça leur a plu, j'ai toujours senti que je ne réussissais pas tant à transmettre la bonne vibe du livre. Même en tentant de résumer l'action, je m'enfargeais dans mes mots.  J'étais meilleure à d'autres tâches, je pense.  J'aimais traiter les commandes, faire des vitrines, voir les nouveautés arriver...  Et non, je ne trippe pas particulièrement sur l'odeur des livres, moi.

Je ne sais pas si je suis devenue une vraie de vraie libraire.  Pendant 6 ans, j'ai adoré ça.  Puis, en 2013, ma passion s'est un peu effritée.  Plusieurs aspects de la job se sont mis à me peser, pour plusieurs raisons.  Je suis tombée malade, je me suis mise à remettre en question mon avenir en librairie.  J'avais perdu la vocation.  Tout est devenu trop, et j'ai pris une pause qui devait à l'origine durer 6 mois.  Finalement, je n'y suis retournée qu'après environ 20 mois et seulement à temps partiel.   Marie-Hélène m'a rendu service en me permettant de faire quelques heures par semaine à la librairie, ce qui m'a beaucoup aidée à me refaire la main sur le marché du travail.

J'ai emmagasiné un nombre impressionnant d'anecdotes savoureuses là-bas.  J'ai appris plein de choses, découvert des talents, développé des passions, partagé des expériences, j'ai ri, mais RI!  J'ai rencontré un tas de gens fascinants.  Des idiots, aussi (t'sais, le service à la clientèle, des fois...).  Je me souviens de toute la poussière, de toutes les boîtes, des milliers de discussions entamées, de cette dame, une des premiers clients que j'ai servis et qui cherchais le livre d'Anthony Hopkins (!), du facteur beaucoup trop hot pour la vie, d'une poignée de fidèles qui venaient régulièrement faire leur tour, des livreurs sympas, des représentants et des fous rires partagés avec eux, des bijoux de lecture qu'ils nous ont annoncés ainsi que des horreurs à prévoir, des coups hilarants aussi (la palme revient, je crois, à Nathalie lorsqu'elle nous a présenté le livre de Jacques Salomé, L'effet source, à propos des femmes fontaine...), des rencontres entre les éditeurs et les libraires et aussi avec des auteurs (Patrick Senécal super funny, François Blais tellement gêné), des lancements tenus à la librairie, des nombreux problèmes techniques... Je garde en tête les nombreuses histoires de voyage et potins de toutes sortes racontés par Mme Vaugeois, de la gentillesse, disponibilité et dévouement de Huguette, de la folie, la passion et l'amitié de Marie-Hélène, des jasettes au soleil avec Marie-Claude, des moments passés en haut avec Sophie, Marie-Michèle, Gilles, Éric, Pierre-Louis et Carole, des passages de M. Vaugeois qui avait toujours un bon mot pour nous, des boîtes de retour que Gaël remplissait à la perfection.  J'ai eu la chance aussi de voir un peu Hélène et Julien en action, deux bons vendeurs passionnés.

Je me rappelle aussi que mes employeures ont été les plus flexibles et ouvertes que j'ai jamais connues, et j'en suis très reconnaissante.  Mère et fille Vaugeois, vous avez toujours été très compréhensives face à mes problèmes de santé et je vous en remercie.  Avec vous deux, ça a toujours été facile de négocier mes vacances et mes congés (en fait, j'appelle même pas ça de la négociation, et tant mieux pour moi parce que je suis nulle là-dedans).  Vous m'avez à peine ou pas du tout renoté mes retards.  Vous avez laissé passer plusieurs erreurs, plusieurs crises, plusieurs épisodes de mauvaises humeurs (et/ou  humeurs malades).  Vous avez toujours pris de mes nouvelles.  Durant ma dernière convalescence, Mme Vaugeois m'accueillait toujours avec une bise et me serrait fort lors de mes quelques visites à la librairie.  Je me suis parfois sentie faire un peu partie de la famille.  Merci.

Quand je suis arrivée à la librairie le jeudi 14 avril dernier, je ne réalisais pas vraiment que c'était la dernière fois que j'y travaillerais.  Ce n'est qu'un peu avant 21h, juste avant de fermer les lumières et de compter la caisse, que les larmes sont montées à mes yeux.  Ma gorge s'est serrée.  J'ai espéré fort qu'aucun client tardif n'entrerait, même si ce n'est pas bon pour la business souhaiter des affaires de même.  J'ai écrit à Marie-Hélène pour lui laisser savoir que là, j'étais émue, toute seule dans la place, dans le noir, entourée de livres et étouffée par mes souvenirs.  Cette Marie-Hélène-là, je ne l'appelle plus ma boss, je l'appelle mon amie.  J'ai eu du fun à travailler avec elle, elle m'a montré plein d'affaires et m'a fait (re)plonger dans les mondes de la bd et de la littérature jeunesse.  On a ri ensemble, passé plusieurs soirées arrosées ensemble, chialé ensemble, on s'est confié des trucs et maintenant on joue à une soirée hebdomadaire de quiz.

Je me surprends à penser, me dire, ressentir, savoir que je ne suis plus celle que j'étais quand j'ai mis les pieds dans cette librairie la première fois.  Ou alors c'est que j'ai changé?  On change?  Une chose est sûre : mon goût pour la lecture s'est transformé, a décuplé, et ça je le dois aux Vaugeois, à leur librairie, leurs employés et leur clients.








mercredi 18 mai 2016



Il y a un an aujourd'hui, ma grand-mère maternelle nous a quittés.  Je pense beaucoup à elle.  Tous les membres de notre famille pensent à elle.  J'ai envie de partager avec vous le texte écrit par mon oncle Anthony et moi et lu lors de ses funérailles par mon oncle Alain, ma tante Catherine, mon cousin François et moi-même.



Hommage à Olive Katryn Gagnon (née Young), 1922-2015


Nous sommes réunis pour rendre hommage à Katryn, notre mère, votre Granny et l’épouse de feu notre père, Maurice, qu’elle a suivi, laissant derrière elle l’Angleterre de 1946, un pays dévasté et en reconstruction.
Ses souvenirs, pour le peu qu’il lui en restait, et son histoire jusqu’en 1945 la chagrinait et parfois la tourmentait quand nous cherchions à savoir. En effet, l’impact d’une bombe lui fit perdre la mémoire.

À la fin de l’adolescence, cette orpheline de père et de mère fut happée par la guerre.  À 18 ans, un âge d’insouciance et de plaisirs pour une jeune femme, elle joignit l’armée pour participer à l’effort de guerre. Elle connut bien des atrocités, notamment avec les bombes qui tombaient régulièrement  dans les endroits où elle vécut, Brighton en particulier. Elle se rappellera toutefois de son prétendant australien, mais surtout chérira la rencontre de son Maurice ainsi que la décision de venir s’établir avec lui au Canada.

Maman, notre Granny bien aimée, nous laisse bien des leçons. Elle fut un exemple de courage et de résilience. Elle a tout laissé derrière elle, affronté les incertitudes de la vie, les multiples déménagements et les épreuves qui accompagnent la maternité, particulièrement avec l’éloignement, l’isolement ainsi que les absences d’un époux souvent parti pour des raisons professionnelles. Il faut se replacer à Seneterre par exemple dans les années 50. Pas de téléphone cellulaire ou d’Internet pour garder le contact avec un mari parti résoudre un déraillement sur la voie ferrée. Elle a surmonté ces défis dans un milieu où elle ne maîtrisait pas la langue. Elle accepta tout mais en s’assurant  de protéger ses enfants et de les combler d’amour.

La famille fut son obsession. Chaleureuse et aimante, nous nous rappellerons tous son regard de bonheur devant les personnes que nous choisissions pour compagnon ou compagne. Elle a réinventé la façon d’être une belle-mère, devenant l’amie et confidente de nos conjoints. Et que dire de cette étincelle dans ses yeux quand elle tenait l’un de nos enfants. Tendre maman, tendre Granny, la chaleur de tes bras, ce regard rempli d’amour et toutes les petites attentions, les messages pour nous rassurer ou nous guider nous manqueront par-dessus tout.

Sa maison était grande et accueillante comme son grand cœur. Nos familles s’y rassemblaient régulièrement pour la baignade, un barbecue ou une soirée devant le feu. Nous y avons tous festoyé. Pour beaucoup d’entre nous, nous n’avions pas besoin de chercher d’autres activités pour le weekend. Nous nous présentions sans prévenir, certains du plaisir de se retrouver en famille autour d’une mère chaleureuse. Son solarium en aura connu des soirées de meurtres et mystères, des anniversaires et des moments festifs!

Chacun se rappelle des Noëls chez Granny, un incontournable plaisir pendant plus de 40 ans, avec  ses plaisirs partagés, les petites attentions, les cadeaux choisis pour chacun ou parfois les mêmes pour éviter de blesser l’un ou l’autre. Ses repas et buffets étaient tous mémorables. Elle les préparait des mois à l’avance avec la complicité de ses enfants : dinde, steak and kidney pie, petits gâteaux glacés multicolores, biscuits aux brisures de chocolat, London fruit bars, gâteaux aux fruits et tarte au mincemeat. Certains d’entre nous se rappelleront des dortoirs mémorables où nous nous cordions comme des sardines au sous-sol. Il fallait la voir toute heureuse de nous recevoir et d’accueillir le «vrai» Père Noël au grand émerveillement des jeunes et, avouons-le, nous, les adultes. Mais où était donc l’oncle Alain à ce moment?

Sa descendance est riche de 8 enfants, 19 petits-enfants et 19 arrière-petits-enfants (21 en incluant ceux déjà en route).


ÉCOUTONS LES PAROLES ÉCRITES PAR L’UNE DE SES PETITES-FILLES :

Granny, tu demeureras toujours la femme la plus intrigante, la plus fascinante et la plus remarquable que j'aie connue et ce, avant même de savoir ce que ces trois mots signifiaient vraiment.  L'impression forte d'avoir quelqu'un de spécial dans ma vie m'habitait déjà lorsque j'étais petite. 

Merci d'avoir, avec Maurice, fondé une famille aussi extraordinaire que la nôtre.  Ton ouverture d'esprit et ton intérêt pour tout et pour chacun de ses membres ont suivi les années et les époques et nous ont fait sentir importants.  Tu t'informais de tout le monde et te rappelais des noms et des détails sans difficulté.  Ces liens qui nous unissent tous sont une grande fierté.  Pour moi, tu resteras toujours à la tête et la figure rassembleuse de ce merveilleux clan.

Maintenant je sais ce que c'est que d'admirer quelqu'un.  Ta simplicité, ta générosité, ton dévouement et ta débrouillardise - parce que qui peut réellement se vanter d'avoir un mode d'emploi pour élever huit enfants? - t'ont rendue unique.  Merci chère femme, chère mère, chère grand-mère et arrière-grand-mère, pour tout.  Tu as endossé tous ces rôles avec patience et humour.  Parmi mes souvenirs les plus précieux se rangent désormais les moments où j'ai pu te voir sourire et t'entendre rire.

Merci, dear Granny, We love you.


Olive Katryn, notre mère, notre Granny, fut un être d’exception. Elle nous a guidés, aidés et enveloppés d’amour. Elle fut la preuve vivante que la vie vaut la peine d’être vécue malgré les épreuves, la souffrance, dans la simplicité et la richesse, non pas des biens  matériels, mais celle de la famille. Elle nous a enseigné, entre autres, le courage et la résilience.

Maman, Granny, ton départ pour rejoindre Maurice laisse forcément un grand vide dans nos vies. Toutefois, tu nous as marqués à jamais et tu resteras en nous, avec nous, par ton esprit, pour toujours.



(Texte écrit par Anthony Gagnon et Sylvianne Blanchette)



Katryn, notre Granny, le jour de ses 92 ans (© Jean-Yves Blanchette)






samedi 7 mai 2016




Palmarès 59


Le meilleur : Brooklyn et Delvar.


Le pire : Ma dent dont la facette s'est effondrée...


La chanson : L'acteur Kiefer Sutherland a lancé un album intitulé Down In A Hole.  Ce n'est pas trop mon genre, mais sa voix me plaît et fitte parfaitement, et puis j'aime les couplets de cette chanson.



La citation

‘There are men put on this earth to make laws designed to break the spirits of men. There are those put here to have their spirits broken by those put here to break them. Then there are those who are here to break the laws that break the men who break the spirits of other men. I am one of those men.’  
- Steve Toltz








samedi 23 avril 2016




Palmarès 58


Le film : Spotlight (2015) de Tom McCarthy, écrit par celui-ci et Josh Singer, et qui porte sur l'enquête effectuée au début des années 2000 par des journalistes du Boston Globe sur le scandale camouflé de pédophilie chez les prêtres de l'archidiocèse catholique environnant.  Excellent jeu d'acteurs, qui ont tous travaillé de très près avec les véritables personnes qui ont fouillé et révélé l'affaire et mention particulière à l'absence d'images ou de détails obscènes gratuits.  Le sujet est traité de façon impeccable, sans voyeurisme.



La citation :

"DON - It's easy to give up something when you're satisfied. 
SYLVIA - It's easy to give up something when you're ashamed.
- Mad Men, saison 6, épisode 7, Man With A Plan



La chanson : Am I Wrong de Nico & Vinz, succès radiophonique que j'entends plusieurs fois par semaine au travail et que je ne peux m'empêcher de fredonner.  J'adore cette chanson!




Le meilleur : Danser ma vie à la BOUM! du samedi soir durant le Salon International du Livre de Québec.  Même si je suis en train de devenir une libraire has been, j'adore voir ces gens et me défoncer sur le dance floor avec eux.  Mon ami Pierre-Luc est débarqué en plus, on a bougé comme jamais!


Le pire : Jeff Fillion.


L'artiste : Gary Card.  Je viens de le découvrir en tombant sur la série de portraits qu'il a réalisée de Prince et de ses différentes coiffures au cours de sa carrière.  Il fait dans le design de décors, l'illustration et l'installation, entre autres.  C'est lui qui a créé ce masque que Lady Gaga a porté durant sa tournée The Monster Ball.

Evolution for Arjowiggins, © Gary Card


Sleeping Sloth, © Gary Card