vendredi 20 février 2015






Le palmarès louche - Dixième édition


La citation :
«J'affirme pour le plaisir de me compromettre.»
- André Breton (cet homme)


La vedette féline du moment : Princess Monster Truck!  Je sais ce que vous allez dire...  Mais je la trouve belle et unique.  Son histoire aussi l'est et en la racontant, ses maîtres rappellent aux gens d'opter pour l'adoption d'animaux dans des refuges et autres organismes qui prennent soin de ceux qui ont été abandonnés ou qui sont nés dans la rue.  Les produits en vente sur le site permettent de ramasser de l'argent qui est remis à Sean Casey Animal Rescue.  Si vous voulez aider un centre d'adoption plus près de chez vous, vous pouvez aussi acheter votre billet pour le souper spaghetti du samedi 21 février prochain, dont les profits reviennent à Adoption Chats Sans Abri, refuge pour lequel je suis bénévole depuis plus d'un an.  Vous pouvez aussi tout simplement faire un don à n'importe quel moment de l'année, que ce soit en argent, en nourriture, en litière ou autres articles pour chats.

Princess Monster Truck


VENEZ!


La chanson : Oh Yoko! de John Lennon.  Je me souviens, à quelques centimètres près, de l'endroit où j'étais assise dans le salon chez les garçons au moment où j'ai entendu cette chanson pour la première fois.  C'est dire qu'elle est devenue une de mes préférées parmi la trallée de morceaux que m'ont fait découvrir ces jeunes hommes.  Avant, je me trouvais bien bonne de connaître le nom de bien des légendes et un ou deux de leurs succès, mais c'est en côtoyant ces musicophiles que j'ai réalisé à quel point j'ignorais tout ou presque de l'oeuvre des grands maîtres.  Merci donc à vous, JP, Bobby, Alex, Pat et Jim.  Et merci surtout à Sébastien de m'avoir présentée à ces derniers et d'avoir toi aussi partagé beaucoup de musique avec moi.




L'artiste : Pony, ou de son vrai nom Gabrielle Laïla Tittley, artiste visuelle montréalaise.  Son travail est très coloré.  Ses assemblages inusités de sujets disparates, comme la bouffe et le sexe ou le corps humain, les cactus et le sang, les dinosaures et les chats donnent souvent un double sens à ses créations, que l'on peut s'offrir sous forme de dessins, tableaux, cartes postales, calendriers, t-shirts...  Elle collabore également avec des musiciens sur l'élaboration de pochettes de disque et d'affiches, comme Bernard Adamus et Joël Vaudreuil d'Avec pas d'casque.  La revue Urbania a aussi utilisé certaines de ses illustrations.  Elle vient d'ailleurs d'être nommée parmi les gagnants des 2015 Applied Arts Photography & Illustration Awards.

Big birds don't cry, sérigraphie © Gabrielle Laïla Tittley AKA Pony

© Gabrielle Laïla Tittley AKA Pony


Le film : Seeking a Friend for the End of the World (2012), un film de Lorene Scafaria avec Keira Knightley et Steve Carrell.  Deux étrangers partent en road trip, un pour retrouver son high school sweetheart et l'autre pour revoir sa famille, alors qu'il ne reste que trois semaines avant qu'un astéroïde ne détruise la planète.  Plein de beaux moments qui soulèvent la question «Que feriez-vous si vous n'aviez plus que quelques jours à vivre?».  Mais en pas quétaine, là.  C'est plutôt comique.

Dodge (Steve Carrell), le chien Sorry (Aleister) et Penny (Keira Knightley)


La lecture : Je lis présentement L'Exception, un roman de Audur Ava Ólafsdóttir, des Éditions Zulma (Non mais, avez-vous vu ces beaux livres?  David Pearson est derrière ces designs uniques).  L'époux de María la quitte pour un homme.  Elle aura donc à s'occuper de leurs jumeaux de deux ans et demi, à recevoir les visites répétitives de sa voisine naine et surtout, à se reconstruire.  C'est cette même auteure qui nous avait servi Rosa Candida, qui avait connu un énorme succès et même gagné, entre autres, le Prix des libraires en 2011


La vidéo :  J'ai découvert Don Herztfeldt avec ce court métrage de 2010, Wisdom Teeth.  J'avais assisté à une séance des Sommets du cinéma d'animation au Musée de la Civilisation à Québec durant laquelle on nous a présenté le dernier travail de Herztfeldt à l'époque.  Je me souviens m'être tortillée sur mon siège tout le long de l'animation - et je ne devais pas être la seule parmi l'assistance.  Mais j'ai rapidement été fascinée par l'humour et l'absurdité de ce "director of things", soit le titre qu'il se donne sur sa page Facebook.  J'ai depuis suivi son cheminement et je suis devenue une grande admiratrice de ses procédés.  Je vous suggère de jeter un coup d'oeil à sa trilogie Everything Will Be OK, dans laquelle Bill, le bonhomme allumette principal, nous expose à des questionnements sur l'identité et le sens de la vie.













mardi 17 février 2015



Il n'y a qu'à la télé ou au cinéma que l'on peut répondre «Rien» aux questions «Qu'est-ce qu'il y a?» ou «Qu'est-ce qui ne va pas?» et s'en sauver.  Dans la vie, la personne qui interroge l'autre va insister et tenter d'arracher des confidences.  Alors on n'a pas le choix, on va avouer et souvent en révéler trop, ou bien mentir pour se débarrasser de cette situation inconfortable.  Je me demande à quel point cette technique utilisée dans un contexte de fiction peut servir à alimenter une trame de suspense, d'attente.

Dans la réalité, moi, je suis curieuse.  Je potine.  Je m'inquiète pour les gens mais des fois, j'accepte qu'on me réponde «Rien».  J'ignore si j'agis de la sorte par respect ou par crainte de m'immiscer dans la vie des autres.  Je ne veux tellement pas m'imposer.  Tellement que je me dis qu'à force de trop vouloir laisser la place, je dois devenir envahissante.  Je m'excuse, je m'assure que tout est correct, qu'il n'y a pas de rancune.  C'est peut-être pour ça que lorsqu'on se confie à moi, je me sens spéciale.  La confiance que m'accordent certains pour me révéler des trucs sur eux me touche.  

Je ne sais pas si je suis une personne ouverte, qui ne cache rien, ou fermée, qui garde tout pour elle.  Je dirais un peu des deux.  Ça dépend des moments, je crois.  Des sujets.  Des récepteurs.  J'ai des oreilles de prédilection.

Parfois, on veut vraiment dire «Rien».  D'autres fois, on espère fort de se faire poser des questions.







vendredi 13 février 2015




Le palmarès louche - Neuvième édition


Le pire : Une vraie de vraie vidéo sensée sensibiliser les jeunes aux drogues et les encourager à dire non à la consommation.  Le concept de ce message d'intérêt public semble plutôt avoir l'effet contraire (Cette chorégraphie.  Ces pantalons de pyjama.  Cette moustache.  Ces paroles.  Ces bruits à la fin... CETTE MASCOTTE!).  Je suis certaine que si on faisait des recherches vraiment poussées, on découvrirait des témoignages de gens dont la dépendance a été provoquée par ce clip.  Come on, let's join The Chicken Club!




Les bons moments : La soirée chez Phil et Hélène en l'honneur des 30 ans de cette dernière.  J'ai rencontré Bali, leur nouvelle petite (déjà grande) chienne, ri avec des amis, bu et renversé du vin rouge et mangé les meilleurs burgers au monde, gracieuseté du Chef Phil.


Le web comic : Hyperbole and a Half d'Allie Brosh.  Ses dessins sont parfaitement laids (elle consacre beaucoup d'heures à peaufiner son style Paintbrush-y).  Ses histoires sont hilarantes et sa façon de raconter et illustrer ses expériences est touchante et criante de vérité.  J'ai même acheté son livre et l'ai dévoré même s'il s'agit d'un recueil de ses comics parus sur son site.


La chanson : Le nouveau single de Taylor Swift, Blank Space.  J'aime le refrain (pas les paroles vraiment, plus l'air).  Et puis dans le vidéoclip, elle porte de si belles robes...  Par contre, ça se gâche quand elle se met à péter sa coche.  Je ne suis pas trop sûre de la performance...  Mais bon, la toune me plaît.




L'artiste : Nacho Diaz, aussi connu sous le nom de Naolito, mais particulièrement pour son oeuvre qu'il appelle I Miss You!, qui représente ce que Bert, le personnage de Sesame Street, aurait l'air s'il était humain.  C'est fait en silicone.  Creepy et drôle, selon moi.

I Miss You!, the real life Bert piece, © Nacho Diaz (aka Naolito)


La découverte : le travail du peintre Benjamin Anderson.  Il semble affectionner l'eau.  Ses différentes séries de toiles donnent envie de plonger dans chacune d'elles. 

liquidation, © Benjamin Anderson, 2007


jen in water, © Benjamin Anderson, 2009


La vedette féline du moment : Maru!  Ok, c'est un des chats les plus connus de la planète et un des premiers à avoir connu la gloire sur le web (à ma connaissance), alors il fait son bout de chemin depuis des années maintenant, mais il est irrésistible!  C'est un Scottish Fold qui vit au Japon avec son maître.  Ce dernier prend le temps de le filmer et de le photographier puis de partager le tout pour notre plus grand plaisir à tous.  Le meilleur, c'est de le voir jouer avec des boîtes en carton et tenter de s'y insérer peu importe la grosseur de la boîte.  Je dois aussi dire que je suis très impressionnée par la propreté des lieux, tout est squeaky-clean là-dedans!




La citation : Elle provient du roman Une fille, qui danse, de Julian Barnes, paru en français chez Mercure de France (p. 109) :

«Il me semble que cela peut être une des différences entre la jeunesse et la vieillesse : quand on est jeune, on invente différents avenirs pour soi-même; quand on est vieux, on invente différents passés pour les autres.»


Le film : The Perks of Being a Wallflower (2012), réalisé et écrit par Stephen Chbosky, basé sur son propre roman publié en 1999.  Il y a beaucoup d'adaptations tirées d'oeuvres littéraires au cinéma, n'est-ce pas?  On dirait que j'en visionne plein, ces derniers temps.  Dans ce cas-ci, je n'ai pas lu le livre alors ne peux comparer.  Par contre, je peux dire que c'est un très bon film.  Il paraît que John Hugues (The Breakfast Club, Sixteen Candles...) avait acheté les droits et comptait en faire un film, mais il est décédé avant de compléter un script.  Chbosky a donc pris le relais.  Je suis sûre que le produit achevé aurait été très différent, j'aurais aimé en voir le résultat.  D'un autre côté, le fait que le projet vienne d'une seule et même personne, soit l'auteur du roman, donne une continuité, une authenticité, une fidélité même, à l'histoire, au tout.  Je crois, du moins.

Logan Lerman, Ezra Miller et Emma Watson dans une scène de The Perks of Being a Wallflower


La lecture : J'ai commencé Avant, de Carmen Boullosa (Les Allusifs).  Je ne sais pas trop dans quoi je me suis embarquée, mais ça risque d'être intéressant.




vendredi 6 février 2015




Le palmarès louche - Huitième édition


Le film : The Imitation Game (2014), réalisé par Morten Tyldum et écrit par Graham Moore et Andrew Hodges.  Le scénario est basé sur le livre de ce dernier, qui raconte comment Alan Turing a décrypté le code Enigma durant la Seconde Guerre mondiale, ce qui a aidé les Alliés à gagner la guerre et de l'écourter d'environ deux ans, selon des experts.  Benedict Cumberbatch, qui tient le rôle principal, donne une très bonne performance.  L'histoire et le personnage m'intéressaient déjà, et j'étais curieuse d'en savoir plus sur cette mission top secrète.  Quand je reviens du cinéma ou quand je termine de visionner un film, si je me garroche sur IMDb et Wikipedia pour tout savoir sur les faits réels (s'il y a lieu), les dessous du film, les protagonistes et les acteurs, c'est signe que j'ai aimé.  Et qu'ai-je fait en rentrant chez moi vendredi soir?  Je me suis pitchée sur mon ordi pour relire des trucs sur Turing et m'informer du film.  Merci à mon gentil Père Noël à moi de m'avoir encore offert des billets et permis de voir The Imitation Game.



La vedette féline du moment : My Cat Kyle.  Le pauvre Kyle a vécu des atrocités par le passé : il vient d'une maisonnée partagée avec plus de 30 autres chats et a été témoin de violence conjugale qui s'est avéré fatale.  Heureusement, il a été adopté et vit maintenant dans le bonheur et le confort.  Il a une moustache, un nez écrapou, des yeux immenses, plusieurs problèmes de santé, MAIS il ronchonne, il a donc tout pour me plaire!  Pour sensibiliser les gens aux mauvais traitements que reçoivent souvent les animaux comme une conséquence directe de la violence conjugale et amasser de l'argent pour contrer cette horrible réalité, Kyle a lancé une campaigne qui se termine le 18 février prochain, Charitable Ca$h 4 Kyle's Stache.  Jetez-y un coup d'oeil (Si, comme moi, vous êtes paumé, ou si vous préférez garder votre argent pour une autre cause, ou tout simplement ne pas en donner jamais à qui que ce soit, c'est bien correct aussi.  Regardez juste les photos de Kyle) !

© Instagram @mycatkyle


La télésérie : Mad Men.  Je viens de débuter la 4e saison.  Ces gens, cette époque, ce monde de l'advertising...                                                       


Le pire : Se réveiller 8 matins sur 7 avec un mal de bloc.  Foutus effets secondaires (ou abus d'alcool, mais surtout effets secondaires de la prise de certains médicaments).


La vidéo : J'adore ze frank.  Je le connais en tant que vlogger, mais il fait aussi dans l'humour, la performance et le public speaking.  Sa série de vidéos True Facts est hilarante.  Les quelques pubs intitulées Dear Kitten qu'il a faites pour Purina Friskies sont aussi très fortes.  Sa voix et son ton font de lui un narrateur unique.  Je crois que ma préférée de tous les temps est celle sur les mantes religieuses, True Facts About The Mantis.  Voici :



(Avez-vous regardé jusqu'à la toute toute fin?)


Les artistes : Le duo Expanded Eye, formé de Jade Tomlinson et Kev James, qui crée de sublimes tatouages d'inspiration cubiste en se basant sur les expériences de vie de leurs modèles.  Chacune de leurs oeuvres est une interprétation visuelle des histoires racontées par leurs clients.

Slovenian illustrator and puppet maker Zala’s tattoo is concerned with intuition and the power of the beautiful mind. Exploring the positive and negative aspects of the notion that, whilst we have the power to unconsciously dream things into life, at the same time we are able to paralyze ourselves with fear” (Bored Panda, Artist Duo Creates Surreal Cubism Tattoos Based On Clients' Stories)


This piece depicts Judith’s unconditional love for her identical twin sister and the complexities and importance of discovering ones own identity as a twin. Judith learned to separate from the person she loves most in the world and affirm herself as a single being” (Bored Panda, Artist Duo Creates Surreal Cubism Tattoos Based On Clients' Stories)


La chanson : I Adore You de Melpo Mene.




Le désagrément : J'aime beaucoup les chips sel et vinaigre.  Le problème, c'est que je ne peux pas en manger autant que j'aimerais ni aussi souvent que je le voudrais, ça irrite bien trop ma langue.  Remarquez, c'est peut-être une bonne chose.  Pas très nourrissant.


La lecture : Je lis en ce moment Little Big Bang de Benny Barbash, paru aux Éditions Zulma.  C'est comique.  La vie d'une famille est bouleversée lorsqu'un olivier se met à pousser dans l'oreille du père, phénomène sans doute provoqué par le dernier des régimes de celui-ci.  Le plus drôle, c'est les échanges entre les parents du narrateur, un couple marié depuis «trop» longtemps qui a le sens de la rhétorique et de la répartie.



Le meilleur : L'intervention généreuse de mon Père Noël à moi.  Un petit geste qui m'a fait chaud au coeur et m'a rappelé qu'il y a des gens extraordinaires sur cette planète.


La citation : Les mots de Simone Bussières, cette dame :
«Il y a des histoires inventées qui ont l'air vraies et il y a des histoires vraies qui ont l'air inventées.»
- Simone Bussières, Je n'ai pas tout oublié




samedi 31 janvier 2015






Pleurer dans ses lunettes est une activité fort déplaisante.  D'abord, parce qu'on pleure, et que si on pleure, c'est qu'on a mal, et aussi parce qu'il faut nettoyer les verres après.  De plus, les cils humides paraissent un peu plus gros et obscurcissent un tantinet la vue.  Mais ça ne dure pas trop longtemps, à moins de pleurer vraiment longtemps.  À cela il faut ajouter le pathétisme de la situation, soit le fait de pleurer, ce qui peut s'avérer gênant, tout en salissant l'outil même qui permet de voir.  Se dire «Ça y est, je pleure!  Je ne vois plus rien!  Je dois essuyer mes lunettes...» n'arrange rien.  Se le répéter peut d'ailleurs provoquer le jaillissement de nouvelles larmes, ce qui fait que l'on doit s'armer d'un autre mouchoir ou tissu quelconque pour éponger à nouveau ses montures.  Se repasser en tête l'événement à l'origine des premiers pleurs n'engendre que la catastrophe, le déluge.  D'énormes sanglots peuvent s'ensuivre, un filet de morve s'échapper d'une narine...  Plus on tente de respirer, de se calmer, plus l'humiliation devient grande, semble-t-il.  Les risques de hoquets et de ronchonnements s'élèvent.  On pleure d'avoir mal, on pleure de pleurer, on pleure de savoir de quoi on a l'air.  Carrément pathétique.  Et, d'un coup, on se rend compte que les larmes ont séché.  Les lunettes aussi, mais il faut une dernière fois les torcher.










jeudi 29 janvier 2015




Le palmarès louche - Septième édition


Le clip : Sherwin Akbarzadeh a réalisé ce vidéoclip pour la chanson Can't Control My Love du groupe Total Giovanni.  Je ne dirai qu'une chose : le garçon!



La chanson : Coyotes de Modest Mouse, un de mes groupes culte.  Je ne sais pas pourquoi, cette pièce me donne un peu envie de pleurer.  C'est peut-être le refrain.  Ou le clip (inspiré par un réel fait divers, mais l'histoire se termine pourtant bien).




L'artiste : L'auteur et illustrateur (et même plus) Tomi Ungerer.  Ses livres jeunesse correspondent tout à fait à ce que je préfère dans ce genre : des histoires un peu sombres qui, en fait, plaisent souvent davantage aux parents qu'à leur progéniture.  Certains des thèmes abordés et des réflexions partagées sur l'humain peuvent être considérés comme inappropriés ou trop avancés pour les petits.  Néanmoins, on dit de ses livres qu'il en ressort une luminosité particulière et qu'ils savent aussi démontrer le bon côté de l'esprit humain.  Il se décrit lui-même comme étant un conteur et un satiriste.
 
Otto, originalement publié en allemand en 1999.  Il s'agit de l'autobiographie d'un ourson qui souhaite retrouver son propriétaire, un garçon Juif duquel il a été séparé lors de la Seconde Guerre mondiale. 


The Three Robbers, paru en 1961.  C'est l'histoire de trois voleurs qui terrorisent les gens à l'aide d'une hache, de poivre de Cayenne et d'un tromblon, une espèce d'arme à feu.


La découverte : Le travail du sculpteur japonais Yoshitoshi Kanemaki.  WOW.

Kanemaki au travail.


© Yoshitoshi Kanemaki, 2013


Reborn Exodus, © Yoshitoshi Kanemaki, 2009


Le blog : Style Sud-Est, d'Ariane Lasalle, une dame qui vit à Montréal et qui ROCKE!  Accessoires inusités, jupes et chandails funky, bottes et chaussures originales, les goûts de cette femme vont dans le même sens que les miens.  Je VEUX son look éclaté!

© Google+ Ariane Lasalle


© Google+ Ariane Lasalle


© Google+ Ariane Lasalle


La citation :  
"We may be through with the past, but the past is not through with us."

- Bergen Evans, The National History of Nonsense


La réflexion : Engendrée par l'étude d'Arthur Aron et cie., intitulée The Experimental Generation of Interpersonal Closeness : A Procedure and Some Preliminary Findings, et qui consiste à créer un face à face entre un homme et une femme hétérosexuels qui doivent se poser l'un à l'autre 36 questions pré-établies.  Ensuite, ils doivent se regarder les yeux dans les yeux pendant 4 minutes.  Le but de tout ça est de démontrer qu'une intimité peut se développer entre deux individus en une courte période de temps (45 minutes pour la période de questions).  Cette proximité peut alors favoriser des sentiments amoureux.  J'ai toujours cru et dit que l'on ne choisit pas la personne dont on devient amoureux.  J'ajoute souvent que si j'avais pu choisir, je me serais sans doute tournée vers des alternatives plus simples et moins déchirantes.  Mais bon.  Lire à propos de cette étude me fait réfléchir.  Je n'ai jamais eu de blind date, mais je trouve que cette recherche récupère un peu du concept tout en facilitant l'échange et le rapprochement.  Je ne me mettrai pas à croire que les sentiments puissent être contrôlés, mais c'est intéressant et le principe fait un peu rêver.  Et si...?


La lecture : L'orangeraie de Larry Tremblay, paru aux Éditions Alto.  L'auteur, plus connu comme dramaturge et metteur en scène, en est à son deuxième roman avec ce titre qui traite de foi, de valeurs, de trahison et de croyances.  Mais que signifie vraiment se sacrifier pour son peuple?  Quelle est la véritable définition du mot «héros»?  Puissant.



Le pire : Le syndrome prémenstruel.

dimanche 25 janvier 2015





J'ai mis mon CV à jour.  Pour la première fois depuis 2007.  Drôle d'exercice, tout de même.  Ça prouve ma fidélité envers ma job de libraire, mais je constate aussi que je n'ai pas foutu grand-chose d'autre durant ces années.  Professionnellement.  Ou pour l'accomplissement, ce sentiment dont tout le monde semble se préoccuper et souhaite atteindre sauf moi.  Du moins pas à travers les mêmes sphères.  Peut-être aussi que je me fais croire que je n'en ai pas besoin.

Non, tout ce temps-là, j'ai couru après ou fui des hommes.  J'ai adopté des chats.  J'ai été malade, ma tête n'a pas fonctionné pendant longtemps.  Je suis déménagée trois fois.  Je n'ai rien compris à plusieurs choses, me suis questionnée à propos de certaines, demeurée indifférente à d'autres.  Je me suis imaginé que j'avais raison, je me suis imaginé que j'avais tort.  Je n'ai pas cru en moi, je me suis mutilée.  J'ai ri.  J'ai été soucieuse puis irresponsable.  J'ai blessé des gens.  Je n'ai pas su comment agir, parfois.  J'ai marqué des points, en ai perdu.  Je me suis empiffrée de poutines.  J'ai changé d'avis, j'ai été têtue.  J'ai marché, mais je n'ai pas assez voyagé.  Je me suis saoulée, j'ai regretté à quelques reprises.  J'ai lu, j'ai cessé de croire en mon manuscrit.  En la pertinence de sa publication.  J'ai eu mal.  Très mal.  J'ai été bien.  Même plus que bien.  J'ai touché, j'ai vu, j'ai senti, j'ai entendu, j'ai goûté.  J'ai voulu trop et pas assez.  Je n'ai pas fait ce qu'il fallait.  Bravé des interdits.  J'en ai souvent été fière.  J'ai été impressionnée, blasée aussi.  Pessimiste, des fois optimiste.  Souvent, j'ai pleuré et je n'ai pas été gentille.  Je n'ai pas utilisé mon plein potentiel, j'ai gaspillé.  Il y a eu un bout où j'étais dépendante de la présence d'autres, puis un bout où je me suis isolée.  J'ai été petite, j'ai été grande, j'ai été importante et j'ai été insignifiante.  J'ai été moi-même, je me suis écartée, je suis revenue.

Mais tout ça, ça ne s'écrit pas dans un CV.  Et pourtant, tout ça m'a formée, me forme encore.  J'aurais pu faire sans.  Je n'aurais jamais su ce que j'avais manqué ou subi.  On n'a pas besoin de certaines expériences.  Elles nous construisent, mais une différente peut nous forger aussi.  Certaines ne devraient pas être vécues.  Rien n'arrive pour rien?  C'est la plus mauvaise blague qui soit, selon moi.  La pire insulte.  Je ne peux pas et je ne vois pas comment je pourrais être reconnaissante envers mes dépressions.  Ou en voir l'utilité ou les avantages.  Être contente que ça m'amène à ci ou à ça.  Je ne dis pas que la vie devrait être belle et douce, parce que la vie n'est pas toujours belle ni douce et encore moins juste.  Mais elle pourrait l'être un peu plus.  Et ne me startez pas avec les arguments du genre «il faut s'aider soi-même», «il faut y mettre du sien», «ça n'arrive pas tout seul» ou «il faut faire des efforts».  Oui.  Reste qu'il y en a qui font tout mais n'ont rien.