samedi 16 septembre 2017





J'aime...

  • jouer à Tetris.  Surtout quand je torche tout le monde;
  • les smoothies moozoo de chez Beaver Tails.  Ils sont faits à base de jus d'orange ou de limonade et on peut mettre jusqu'à deux fruits parmi une relativement large sélection.  Ils sont très bons;
  • l'humour de The Perry Bible Fellowship, une série de comics créés par Nicholas Gurewitch.  Attention, ce n'est pas pour tout le monde!  C'est morbide.  Certains strips sont trop intelligents pour que je comprenne, je l'avoue, mais la plupart sont très accessibles.  Gurewitch décrit lui-même son style comme étant «the clarity of obscurity» et je crois que c'est juste.  Il y a un brin de fantaisie aussi dans son oeuvre.  Je partage ici deux exemples plutôt sages :
© pbfcomics

© pbfcomics


Je n'aime pas...

  • la haine.  J'en entretiens moi-même parfois et ce n'est pas agréable;
  • passer des entrevues.  Surtout répondre à la question sur les résolutions de problèmes.  Je n'ai jamais d'exemple de situation problématique rencontrée par le passé dans laquelle j'ai été particulièrement brillante, alors je dis n'importe quoi et je me sens niaiseuse.  Je suis incapable de me vendre.  C'est de la marde;
  • avoir à forcer autant pour trouver des choses que j'aime, ces temps-ci;
  • la brièveté des chansons du nouvel album d'Arcade Fire, Everything Now;
  • avoir manqué le show d'Arcade Fire au Centre Vidéotron à cause de l'absence de cash.




jeudi 14 septembre 2017





Ce n'est pas la fin du nez
Il faut respirer par le temps
Et compter son bout du monde






mercredi 6 septembre 2017





Je suis remplie de terre et de vers.  Je suis foncée, à l'intérieur.  Mon cerveau n'est qu'un amas de chiffons secs noués les uns aux autres.  Je suis lourde de terre et de cendres.  Dans mes veines rien ne coule.  Sous ma peau rien ne circule.  La terre s'y tient, immobile.  Les vers s'entassent.  Quand je bouge tout suit.  J'avance difficilement.  Sac de terre de cendres de vers qui tangue.  Sac de terre de cendres de vers pesant.  Mes os sont sales.  Des graines se coincent aux jointures.  Je suis un paquet de sable épais.  Mes bras mous suintent de vers.  Des vers morts empilés.  La terre m'habite, les cendres me refroidissent.  Je suis remplie de poussière.  Mon coeur pulse mais ne provoque rien.  En dedans, tout reste en place.  La terre les vers la cendre.  En dedans, tout est mort.  Asséché.  Ma tête est remplie de tissus, mon corps de terre.  Je n'entends plus rien.  Je vois les vers, à l'intérieur de moi.  Je sens la cendre, en moi.  Je suis lourde.  Je suis pleine de terre.








mardi 5 septembre 2017





I'm bored.  So bored.  So fed up.

I'm big.  So big.  So full yet so empty.

So fed up so fed up so fed up so fed up.






mercredi 30 août 2017




J'aime...

  • le roman Le poids de la neige, de Christian Guay-Poliquin, paru aux Éditions La Peuplade.  J'avais peur de trouver déprimant de lire à la fin du mois d'août une histoire dans laquelle l'hiver et la neige occupent une place aussi importante mais finalement, ça se lit très bien, même en pleine chaleur.  Lors d'une panne d'électricité qui dure des mois, un vieil homme s'occupe d'un plus jeune victime d'un accident en échange de la promesse d'une place dans la prochaine expédition qui amènerait les habitants d'un village à la grande ville.  On y suit l'évolution de la relation entre les deux protagonistes.  Qu'aura comme effet l'isolement qui s'abat sur eux?
  • Spotify.  Plein de musique, plein!
  • l'état de mes jambes.  J'ai presque complètement arrêté de m'arracher la peau alors elles sont présentables, plus qu'elles ne l'ont été depuis des années;
  • les illustrations de Marion Fayolle.  J'aime son trait clair et précis et son style assez minimaliste qui cache bien des sous-entendus.  

© Marion Fayolle

© Marion Fayolle



Je n'aime pas...

  • les passe-montagnes.  Ça m'effraie.  Et quand on respire dedans l'hiver avec la condensation et tout ça fait dégueux;
  • les amandes seules.  C'est dull un peu.  En barre de chocolat, ça va;
  • chercher un emploi.  Je ne sais pas ce que je veux faire.  Je ne veux pas travailler, en fait.  Je veux écrire.  Où sont passés les mécènes, merde?
  • la liqueur flatte.  Ça aussi c'est dull rare.







jeudi 24 août 2017





J'aime...

  • le livre Le nénuphar et l'araignée, de Claire Legendre, paru aux éditions Les Allusifs.  L'auteure y raconte ses phobies, ses angoisses, ses malaises.  Ces textes me parlent tellement, c'est fou.  C'est rempli de réflexions prenantes et teinté d'un peu d'humour.  Il s'agit d'un partage sincère et généreux;
  • le livre Jeanne Moreau a le sourire à l'envers, de Simon Boulerice, publié aux éditions Leméac.  Je l'ai lu d'un trait, alors que je n'arrivais pas à me rendormir une nuit.  Ce roman pour ados portant entre autres sur l'anorexie raconte l'histoire de Léon, jeune banlieusard de la rive sud de Montréal, qui entretient une correspondance manuscrite avec Léonie, jeune fille de la rive sud de Québec, et de sa famille.  Le sens de l'exagération de Léon est craquant et fort réaliste - tout est la fin du monde quand on a quinze ans.  Un récit drôle et tendre;
  • les séjours à l'hôtel.  Je n'y suis pas allée si souvent, mais voir tous ces touristes passer à la boutique où je travaille me fait me rappeler que j'aimerais bien souvent être à leur place et voyager et passer des soirées et des nuits dans une chambre étrangère et profiter de la piscine.  Ça n'a pas besoin d'être ultra-luxueux.  J'aime les petits déjeuners qui y sont servis et le fait que c'est quelqu'un d'autre qui fait le ménage à ma place;
  • souhaiter bonne fête aux gens.  Noël ne me dit vraiment pas grand-chose mais les anniversaires, je trouve ça important et j'aime bien le souligner.  C'est une belle occasion pour dire à la personne qu'elle est spéciale et qu'elle nous est chère.  J'apprécie aussi beaucoup quand on célèbre le mien;
  • la sauce à pizza Gattuso.  C'est ce que je mets dans mes nachos au lieu de la salsa.


Je n'aime pas...

  • les travaux sur ma rue.  Ils refont l'asphalte et des bouts de trottoir.  C'est bruyant et je me demande toujours si j'ai le droit d'y marcher pendant qu'ils sont là.  Je suis gênée de sortir de chez moi, imaginez-vous donc!  Ça perturbe le sommeil de mes chats, aussi.  Bon ok, j'avoue que ce n'est vraiment pas si pire que ça mais je ne peux m'empêcher de me sentir impuissante quand Ignacio me regarde, l'air de dire «Mais fais quelque chose, j'essaie de dormir, moi!»;
  • ne pas aller au refuge parce que je manque de motivation et que je n'ose pas sortir de chez moi à cause des travaux susmentionnés;
  • les factures à payer;
  • la constipation (dans tous les sens du terme);
  • le manque d'inspiration (surtout le mien).