samedi 4 juillet 2015



Palmarès 25


L'artiste : Tom Wesselmann, artiste américain de l'ère du Pop Art (malgré qu'il n'aimait guère cette étiquette).  Il s'est servi de quelques médiums : peinture, collage, sculpture...  La plupart de ses oeuvres partage une vision très sexualisée d'un peu de tout, mais surtout en utilisant différentes parties du corps de la femme : cuisses, bouche, seins...  Moi, je l'aime parce qu'il a fait plusieurs belles choses trippantes et pleines de couleurs (portion critique d'une enfant de 8 ans, mais parfois faut pas chercher à aller plus loin).

© Tom Wesselmann


Bathtub Collage n°2 (1963), © Tom Wesselmann


Le film : Phoenix (2014), film allemand de Christian Petzold avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld et Nina Kunzendorf.  Une chanteuse ressortie vivante mais défigurée des camps de concentration tente de retrouver son mari même si c'est peut-être lui qui l'a livrée aux Nazis.  Lorsqu'elle le retrouve, celui-ci ne la reconnaît pas.  Il lui demande alors de se faire passer pour sa femme afin de toucher la fortune dont elle a hérité.  Ce long métrage parle beaucoup plus de trahison et d'amour que de la Deuxième Guerre mondiale.  L'attitude du mari et le comportement de la femme qui, en perdant ses traits s'est aussi perdue elle-même, créent un amalgame cassant.  On rage contre l'un et on a pitié de l'autre.  On veut les secouer tous les deux, mais pas pour les mêmes raisons : pour briser le premier et pour que cette dernière reprenne ses sens.   Pendant plusieurs moments au cours du film, j'ai eu peine à croire que de tels êtres peuvent exister.  Et pourtant, je sais qu'il y a bien pire... 

Nelly Lenz après sa chirurgie plastique (Nina Hoss).


Johnny (Ronald Zehrfeld) et Nelly (Nina Hoss).


La citation

"Language is a piss poor attempt at telepathy is what it is. We try to put our thoughts into each other's heads through language...But half the intended meaning gets lost in the transmission, and the other half is filtered through existing assumptions. Everything is a half truth!"  
- Tony Vigorito


La chanson : Mon amie Anne-Marie, cette fille qui n'aime que des choses cool, trippe pas mal sur Welcome to Night Vale, un podcast livré sous la forme d'une émission de radio qui sert de bulletin de nouvelles pour la ville fictive de Night Vale.  C'est le band Disparition qui fournit la pièce d'ouverture ainsi que la grosse majorité de la musique entendue durant les épisodes.  J'ai exploré un peu, j'aime bien.  Cliquez ici pour deux échantillons.  J'apprécie particulièrement Faith.

La lecture :  J'ai débuté la lecture de Cataonie, recueil de nouvelles de François Blais, un auteur québécois que j'aime beaucoup.  On suit le même personnage d'une histoire à l'autre.  Le langage utilisé est différent de ce à quoi l'auteur nous a habitués avec ses autres romans, mais je trouve que ça ajoute beaucoup d'humour aux situations déjà cocasses dans lesquelles se retrouvent le narrateur, particulier lui aussi.  Et Anne-Marie adore François Blais, donc il est cool, et ce qu'il écrit l'est tout autant.


Le meilleur : Avoir terminé (et survécu aux) les six semaines de la portion orientation du Programme Préparatoire à l'Emploi (PPE) offert par l'APE.  Je suis très satisfaite de mon expérience, du chemin que j'ai fait je suis même fière de moi.  Je suis aussi contente d'avoir rencontré des madames et des orienteurs exceptionnels avec lesquels j'ai vécu cette formation.


Le pire : Max, le chien de mon frère Sébastien et de ma belle-soeur Marie-Ève, est mort.  On s'ennuie tous déjà, Ti Max.


Le jour de son arrivée parmi nous.  Ses oreilles et ses pattes étaient alors un brin disproportionnées.



Ti Max quand il était encore petit.



Son ère prépubère.



Une bonne séance de grattage.


On lui avait mis un joli noeud papillon pour le mariage de Marie-Ève et Sébastien.



Mon frère était son préféré.






samedi 27 juin 2015





Palmarès 24


La télésérie : Breaking Bad, un incontournable de la télévision.  Il faut voir les brillantes performances de Bryan Cranston et Aaron Paul, la chimie entre les deux (tout le monde le dit et utilise la formule, ce n'est pas un mauvais jeu de mots de ma part avec le thème de la série et l'occupation de Walter White) et la transformation de Mr. White en Heisenberg, d'un enseignant banal à un être abominable assoiffé d'argent et de pouvoir.  Fort du début à la fin.  Aucune saison de trop.


Jesse Pinkman (Aaron Paul) et Walter White (Bryan Cranston).


Les «faiseux» de crystal meth à leurs débuts, époque durant laquelle une vieille roulotte leur servait de laboratoire.


La citation :

"I like the peace
  In the backseat
  I don't have to drive
  I don't have to speak
  I can watch the countryside
  And I can fall asleep"
 
- Arcade Fire, In The Backseat



Le film : J'ai vu Le torrent (2012) de Simon Lavoie, un film d'après la nouvelle du même titre d'Anne Hébert, une auteure que je chéris beaucoup.  L'histoire, celle d'une fille-mère qui veut à tout prix que son fils devienne prêtre pour qu'elle retrouve un peu de sa dignité perdue, est magistrale, comme c'est le cas de bien des oeuvres de Mme Hébert.  Je salue les performances de Dominique Quesnel dans le rôle d'une mère obsédée par l'idée du bien et du mal, qui bat son fils, fruit du péché, pour tenter de le vider de tout mal, et celle de Victor Andrés Trelles Turgeon, qui incarne François, le fils torturé.  C'est quelque chose de voir cette femme recluse et décousue de la réalité comme «appelée» à fouetter son fils puis à en gagner un tel soulagement, et d'être témoin de ses prières portées avec une certaine fièvre.  Malgré que j'aime beaucoup le travail de Laurence Leboeuf, je ne l'ai pas trouvée à sa place dans la peau de la jeune femme que François ramène chez lui de force en déboursant un gros montant.  Le film est d'une beauté fougueuse, sauvage et malsaine, à l'instar des écrits d'Anne Hébert.


Claudine (Dominique Quesnel).


François (Victor Andrés Trelles Turgeon).


La chanson : Talk Tonight d'Oasis, pièce composée et chantée par Noel Gallagher.  Belle.  Douce.



Le pire : Trop douter.


Le meilleur : Les fraises juteuses, les raisins croquants et les cerises sucrées.








mardi 23 juin 2015





Découragement en trame de fond.  Ma réorientation me demande beaucoup d'efforts et je n'ai pas envie d'en fournir, ces jours-ci.  Comme il m'arrive souvent, je manque d'énergie et de volonté pour me rendre jusqu'au bout.  Il ne reste qu'une semaine et demie.  Je vais me botter le cul et passer à travers, bien sûr, mais il y a ce ralentissement qui me pèse et me fait trop douter.  Qui gèle ma productivité.  On pourrait dire qu'aujourd'hui a été gaspillé.  J'essaie de me débarrasser de mes tendances lâches et égoïstes, ces réflexes que j'ai de me tourner vers la facilité en ne me pointant pas au travail ou en ne me rendant pas à mes ateliers aussitôt que quelque chose cloche.  Je me suis ressaisie de nombreuses fois ces dernières semaines, mais pas ce matin.  Ce matin, j'ai choisi de rester dormir dans mon lit plutôt que de dormir dans la face de l'animateur(trice) qui anime l'atelier.  Depuis jeudi dernier, je me questionne beaucoup sur ce que je vais faire et je sens que je n'ai pas d'emprise, que je ne sais pas comment m'y prendre.  La formation aide énormément, mais encore là...  Je ne veux pas avoir à recommencer encore et encore.  Je n'ai pas l'impression d'avoir retenu des bonnes options de carrière, à part toiletteuse.  Ça, j'aimerais vraiment ça!  Les gens que j'ai rencontrés qui font ça sont tellement passionnés et trippent pas mal.  Je veux ça.  Tripper.  Pas me faire chier.  Je n'ai plus envie de faire d'autres recherches, mais si je me trompe et que ce n'est pas fait pour moi?  Et si je ne trouvais pas parce que je n'ai pas assez fouillé?  Parce que je ne suis pas allée jusqu'au bout?










samedi 13 juin 2015






Palmarès 23



La citation

«Je suis restée longtemps sans écrire. Mon clavier était cassé. Il manquait la touche Espace.» 


- Anna Gavalda, dans cette entrevue


Le meilleur : Ma nouvelle amie, María, une Colombienne de 62 ans (mais qui en paraît 20 de moins) que j'ai rencontrée dans le cadre du programme PPE, la formation à laquelle nous participons en ce moment.  Elle est coquine, elle rigole et a le sourire facile - et si beau.  Elle m'attend pour prendre l'autobus et m'avertit toujours quand elle le voit arriver (j'ai parfois envie de lui dire que, tout comme elle, je l'ai vu se pointer, mais je l'aime trop pour ça) et me raconte ses soupers avec ses amis marocains où l'on mange par terre et avec les mains.  Ces soirées finissent toujours en dansant.  C'est que María aime beaucoup la música.  Quand elle raconte des histoires, elle fait mine de nous chuchoter à l'oreille et se secoue les épaules chaque fois qu'elle fait semblant de se vanter ou de danser.  À la fin de la semaine, elle lance toujours le fameux : «C'est vendredi, on fait l'amour!» et ajoute «Je suis prête!».  Elle a connu la guerre dans son pays, a perdu plusieurs membres de sa famille, a divorcé d'un mari qui lui a fait perdre tout estime d'elle-même, a réussi à se reconstruire et aujourd'hui, elle parle de tout ça avec la tête haute, avec une force incroyable dans ses yeux.  Une grande dame.


Le pire : Se servir d'un ordinateur portable sans souris.  Je déteste utiliser le touchpad.


La vidéo : C'est brillant, voire génial.  Bravo Scrabble.




Le livre : J'ai lu Ma fille, Marie, une espèce de lettre de Nadine Trintignant adressée à sa fille, l'actrice française Marie Trintignant, assassinée par son compagnon Bertrand Cantat, chanteur du défunt groupe Noir Désir.  L'auteure y relate les faits et rapporte ce que lui ont dit les médecins, mais les mots demeurent ceux d'une mère à qui un homme lui a enlevé sa fille.  D'ailleurs, elle fait toujours référence à M. Cantat en écrivant «ton meurtrier».  L'affaire m'avait fascinée à l'époque, je me rappelle.  Le fait que quelqu'un puisse tuer la personne qu'il aime (d'une mauvaise façon) en quatre coups de poing, la rendre inconsciente et attendre plusieurs heures avant de demander de l'aide ou alerter qui que ce soit me trouble.  Il y a aussi que ce genre de drame conjugal arrive régulièrement.  La violence ne s'avère pas toujours fatale, mais reste que grand mal est fait vis-à-vis des millions de victimes.  Mme Trintignant fait un parallèle entre celles-ci et sa fille, leur silence, et exprime sa culpabilité de ne pas avoir vu les signes et de n'avoir rien pu faire pour empêcher l'impensable, même si l'agresseur et sa proie réussissent très bien à cacher leur jeu, la plupart du temps.  Le premier resserre l'étau autour de l'autre, qui lui ou elle peut avoir honte ou défendre les gestes alarmants au nom de l'amour.  Triste histoire qui se répète trop souvent.



L'artiste : Catherine Lepage est une illustratrice de grand talent.  Elle a étudié en graphisme et a participé a de nombreux projets.  Avec Simon Rivest, elle a fondé Ping Pong Ping, un studio qui fait dans la pub et le design sous plusieurs médiums.  Leurs idées sont originales et ont la puissance remarquable de transmettre des messages de façon efficace.  Je reviens à Mme Lepage : elle a illustré plusieurs livres et articles pour différentes publications, mais mes oeuvres préférées d'elle demeurent les deux parutions pour lesquelles elle signe autant le dessin que le texte.  Il s'agit de 12 mois sans intérêt, qui traite de sa dépression, et Fines tranches d'angoisse, qui parle de son angoisse.  Je dis «son» et «sa», mais elle réussit tellement bien à utiliser des mots et des images pour décrire ses tourments que beaucoup de gens - dont moi - peuvent s'y reconnaître.  Elle multiplie les double sens, ce que j'admire, et le tout demeure assez ludique.



12 mois sans intérêt, Catherine Lepage, Mécanique générale, 2007 


Fines tranches d'angoisse, Catherine Lepage, Somme toute, 2014


La chanson : Lightshow, de Plants and Animals.  Suis allée voir leur show hier soir au Morrin Center.  Ils ont tout donné, j'ai beaucoup aimé.











jeudi 28 mai 2015





Palmarès 22


La chanson : Love Will Tear Us Apart, MA toune.  Un peu pour souligner qu'il y a 35 ans, soit le 18 mai 1980, Ian Curtis, le chanteur de Joy Division (MON band) a mis fin à ses jours.  J'ai entendu cette chanson pour la première fois en regardant une entrevue à MusiquePlus avec The Tea Party (MON autre groupe).  C'était la demande spéciale du chanteur, Jeff Martin.  Le moment et la découverte ont été pour moi prodigieux.  La voix de Curtis, vous dis-je, SA VOIX!  Le synthétiseur...  Les paroles...  Tout ce que sous-entend le titre...  TOUT.



La vedette féline du moment : Feu Colonel Meow.  Il est mort tout jeune, et c'est bien dommage.  Je l'aime particulièrement parce que sa maîtresse lui avait construit une personnalité très prononcée qui s'alliait à merveille avec sa bouille.  En gros, c'était un dictateur qui avait un penchant pour le scotch et qui s'amusait à malmener le chien Boots.

Avec Boots.  On voit qu'il le juge sévèrement.


Colonel Meow détenait même le record Guinness du chat au plus long pelage!  Sans farce.


La photographe : Katie Crawford, qui a créé la série My Anxious Heart, une série d'autoportraits qui représente la réalité et les souffrances de vivre avec un trouble de l'anxiété et la dépression.  Chaque cliché est accompagné de quelques phrases qui renforcent le sentiment exprimé.  C'est d'une beauté et d'une vérité remarquables.

"a glass of water isn’t heavy. it’s almost mindless when you have to pick one up. but what if you couldn’t empty it or set it down? what if you had to support its weight for days... months... years? the weight doesn’t change, but the burden does. at a certain point, you can’t remember how light it used to seem. sometimes it takes everything in you to pretend it isn’t there. and sometimes, you just have to let it fall."  © Katie Crawford


"Depression is when you can't feel at all. Anxiety is when you feel too much. Having both is a constant war within your own mind. Having both means never winning."  © Katie Crawford


La citation :

"Hello, lovin's."


Le meilleur : Vendredi dernier, je suis retournée travailler quelques heures à la Librairie Vaugeois.  C'était la première fois depuis que j'avais arrêté à cause de mon état de santé, soit en septembre 2013.  Les habitudes sont revenues assez vite et j'ai bien rigolé avec deux de mes anciens collègues, Huguette et Gaël.  Je vais y aller de temps à autre pendant que je suis une formation en orientation et réinsertion en milieu de travail.  J'ai longtemps réfléchi à savoir si je devais reprendre le boulot là, s'il était trop tard, si je lambinais trop, si j'étais prête...  Ma psychothérapeute/ergothérapeute m'a souvent encouragée (des fois de façon dure et maladroite) à me remettre au travail le plus tôt possible.  Je n'étais jamais assez certaine et nous avons eu plusieurs malentendus à ce sujet, et j'ai constaté la semaine dernière que je n'aurais pas pu recommencer avant.  C'était trop long comme pause, certes, mais c'est comme ça que ça a fonctionné pour moi.  Reste juste à voir si ça va continuer dans cette direction.  On appelle ça écouter son coeur, ou son corps, une chose dans le genre, je crois.






lundi 18 mai 2015





Palmarès 21


Le meilleur : Mon neveu.  C'est le meilleur, point.  Il sourit, fait des bye, bye et adore se faire applaudir.  Et il réussit à me faire craquer.  Moi, craquer pour un tout petit enfant de un an.  C'est pas rien.  Pis ses parents aussi sont les meilleurs, mon frère et ma belle-soeur, qui seront parents d'un nouveau bébé bientôt.

Rémi, mon p'tit neveu, qui a la chance de s'amuser avec des jouets Fisher Price vintage!


La citation :

«Goûte, goûteur.» 
- La reine Cléopâtre à son goûteur dans Astérix et Cléopâtre, film d'animation de René Goscinny et Albert Uderzo, adapté de leur bande dessinée du même nom.


L'artiste : Bruno Borges, un illustrateur et graphiste qui vit présentement à São Paulo.  C'est lui qui a créé, entre autres, la pochette de l'album Sons of the Sea de Brandon Boyd, aussi chanteur du groupe Incubus.  M. Borges fait aussi des collages.  Moi qui adore ça, comment ne pas l'aimer!

La couverture de la pochette de l'album Sons of the Sea de Brandon Boyd, © Bruno Borges 


© Bruno Borges


Le pire : Voir sa grand-mère mourir lentement.


La vedette féline du moment : Tram-Poes, ou Ake de son vrai nom, un chat connu pour se rendre quotidiennement à l'arrêt de tram Oude Plantage à Rotterdam et y passer plusieurs heures.  Il fait le bonheur - et la journée - des voyageurs depuis plus de dix ans!  Il se fait photographier par et avec des gens de partout dans le monde, pas seulement les locaux!  Paraît qu'il lui arrive aussi de prendre le train à l'occasion.  Il a même son siège réservé!

© Michel van Kooten


"Seat only to be used by black and white cat."



La chanson : En l'honneur de ma Granny et de la famille Gagnon : Cecilia, de Simon & Garfunkel.  En plus, un extrait de ce morceau faisait partie du Pub Quiz de la semaine dernière...





mercredi 13 mai 2015






Palmarès 20


La citation :

«SYLVAIN - Mathilde.  Si t'arrives pas à pleurer, tu peux parler.  Si tu peux pas parler, dis rien.  Mais tu sais, parfois, on commence à parler et c'est là qu'on se met à pleurer et pis là on dit ce qu'on n'aurait pas dit en parlant, si tu vois ce que je veux dire.  Sinon, tu peux aussi continuer à faire ta tête de pioche.»
- Un long dimanche de fiançailles, film de Jean-Pierre Jeunet, scénario de Guillaume Laurant et Jean-Pierre Jeunet d'après le roman du même nom de Sébastien Japrisot


Le meilleur : Prendre part au Burger Fest annuel.  Passer des heures entre amis à manger (des burgers, pour ceux qui ne suivent pas), boire de la bière, discuter, tenir un minuscule chihuahua-rat dans mes bras, flatter le basset de la place et gratter le dragon barbu, rire et écouter des charmants musiciens se faire aller la guitare et hurler les paroles (souvent transformées en vers douteux).  Rire encore.  Rentrer au petit matin, avec le soleil qui se lève.  


La lecture : L'attentat, de Yasmina Khadra (Julliard), roman paru 2005.  Un roman troublant qui raconte l'histoire d'Amine, un médecin arabe vivant à Tel-Aviv.  Après avoir opéré sur plusieurs victimes d'un attenta à la bombe dans un restaurant de la ville, il apprend que le kamikaze n'était nul autre que sa propre femme, Sihem.  Il se lancera alors dans une quête pour savoir comment l'amour de sa vie en est venue à basculer du côté de ceux qui se sacrifient pour la Cause.  Il est plus que désolant de penser que ce livre est sorti il y a dix ans, et que le conflit israélo-palestinien est loin d'être réglé...


La chanson : I'm an Albatraoz, d'AronChupa.  Oui oui, la toune qui joue dans la pub de Hyundai avec Guillaume Lemay-Thivierge.  Je suis consciente du potentiel de ver d'oreille de cette chanson, mais elle me plaît.  C'est surtout que je me vois très bien sur un plancher de danse en train de danser ma vie là-dessus.




Le photographe : Celui qui s'amuse à prendre des photos de Barbie vintage et à les vendre dans les rues de New York, David Parise.  Il utilise de vraies poupées, Photoshop et des décors miniatures pour créer des clichés cocasses et audacieux.  Pas trop de scènes de vie familiale conforme dans l'univers de cet artiste.  On y voit plusieurs couples formés de deux Ken ou de deux Barbie, beaucoup de poitrines nues, des scaphandriers...  Un brin salace et frivole, comme j'aime!

Late for Dinner Again!© David Parise


Girls Headstands, © David Parise

L'album : The Kinks Are The Village Green Preservation Society de The Kinks, sorti en 1968.  Merci à JP de me l'avoir prêté.  Mon appréciation de ce disque renforce mon goût pour les groupes britanniques.  Que de la bonne musique!